monde chinois (manhua)

Lundi 28 juillet 2008


Après la lecture d'Orange, je souhaitai découvrir un peu plus cet auteur chinois qu'est Benjamin, et essayer de percer, derrière ce personnage-gigogne aux détours de faux-semblants et de mirages tentants, la réalité et la sincérité de l'individu. J'ai quand même du attendre longtemps avant de pouvoir dénicher à la média Remember, un ensemble de deux courtes nouvelles, vraisemblablement parues avant Orange (légère différence de style graphique et de dessin -au niveau des visages aussi-, peut-être un peu moins mature dans ces deux nouvelles que dans l'opus Orange). La première nouvelle Personne n'est capable de voler, personne n'est capable de se souvenir superpose le parcours un peu tourmenté et amoureux d'une auteure de bd et d'un jeune auteur de bd et une réflexion sur le statut du manhua en Chine. La seconde (que je n'évoquerai pas tellement dans ce post), L'été de cette année-là, évoque la trajectoire dramatique d'un jeune venu de la province dans les grandes cités pour faire de la bd, et qui finit par se perdre. J'ai lu quelque part que dans ces deux oeuvres, il y avait de fortes réminiscences autobiographiques, le parcours de l'auteur, tumulteux, lui ayant fournit de nombreux éléments : difficultés de percer, difficultés de tordre le coup à la bd "des éditeurs", ambitions juvéniles etc. Lointaine analogie avec les parcours des héros du XIXème siècle en France (bel-ami de Maupassant, ou le père Goriot de Balzac), en remplaçant Paris par Pékin ou Shangaï, le milieu de la littérature ou le journalisme par les bulles graphiques.



maîtrise graphique : ensemble de tons pastels + composition, voir le rôle du parapluie qui est celui de la jeunne fille




Je ne rediscute pas sur le style graphique, qui préfigure Orange, et qui est très différent dans les deux nouvelles : pour la première, on est sur la voie vers Orange, pour la seconde, un style plus sombre et violent. Pour quelques commentaires sur le graphisme, revoir une partie du post sur Orange. Ce qui me paraît intéressant de relever dans ce post, c'est tout l'arrière-fond social et culturel sur la bd en Chine et ses mutations. A ce titre, une scène de l'album est particulièrement instructive, je retranscris le dialogue, celui qu parle étant un vieil éditeur faisant la leçon au petit nouveau plein d'ambitions :

"Voilà les trois interdits et les trois commandements :
primo : tu ne baiseras point ;
deuxio tu ne tueras ni me montreras de sang ;
tertio tu ne dévoileras point des filles.
Les "trois points".

Quels sont les trois commandements ?
primo "disserter sur l'amour, les lecteurs d'aujourd'hui sont des filles qui aiment les bds pour adolescentes. Nous devons parler de l'amour en banissant le baiser et les trois nudités!
deuxio beaucoup s'inspirer des thèmes classiques chinois, avec des trucs du genre des quatre grandes oeuvres (*), t'as pas besoin de ramer pour trouver le scénario... tu dessines et t'es dans le goût chinois !
tertio : copier encore et encore les mangas ! si le style de tel auteur japonais se vend bien, copie-le ! y'a pas de honte à copier ! ca s'appelle des ingrédients chinois cuisinés à la japonaise, avec le tour de main chinois en plus, tu t'assures la préférence du lecteur !

Je ne pense absolument pas qu'un style original pourrait plaire au lecteur ! On a beau dire, l'important reste la copie ! et ce que je dis là, c'est le résultat d'années d'expérience !
[...]
bref, pour être clair, la bd n'est rien d'autres que des bobards pour les gosses, alors ta conscience, hein ; n'espérez pas que je prenne rapidement ma retraite, il se pourrait qu'à l'avanir, dans cette maison, je sois confirmé comme rédacteur en chef, après tout je suis le seul à comprendre la bd,. [...]."

(*) : Histoire des Trois Royaumes (XIVème), Au bord de l'eau (XIII - XIV), le voyage en Occident (XVIème siècle), le rêve dans le pavillon rouge (1791) (cf wikipédia, j'ai pu lire les 3 royaumes et le voyage en occident adaptés en bd et publiés en France) 




La cible du public féminin, est relativement visible pour les oeuvre de benjamin que j'ai lu, et dans une certaine mesure pour La rêveuse de Yao fei. La copie des mangas a été patente en Chine, et l'usage, un peu abusif des classiques chinois me paraît répondre à une certaine réalité, compte tenu des ouvrages adaptés de grands classiques qui sont arrivés chez nous (voir d'ailleurs les récentes parutions autour du roi singe). Pour les contacts physiques, on doit encore pointer dans le vif du sujet, les bds chinoises que j'ai pu lire (et plus largement coréennes aussi), gère le contact humain de manière très particulière : les couples sont toujours relativement à distance dans les cases (vérifié pour My Street de Nie Jun, le marécage de Cho Kyu-Sok et la rêveuse) , le contact physique est toujours un élément rare, important et fort, souvent rapide (cf pour la première nouvelle du recueil : quand la jeune fille s'approche du héros et lui passe la main dans les cheveux -ci-dessous-). Difficile après de séparer entre une éventuelle "censure de la société" sur ces questions, et un trait culturel, relativement commun dans les pays asiatiques où le contact physique est plutôt vue comme un signe de gêne (cf, le Japon, où l'on se salue à distance, mais jamais se serre la main ou "fait la bise"), à l'opposé du papouillement occidental :).




Attention ! cette "conception de l'éditeur" me paraît, à mes connaissances, parfaitement convenir aux mentalités d'il y a quelques années, pour aujourd'hui, il semble que les choses changent. A ce titre, consulter l'article consacré à la bd chinoise sur le
Bodoï de juin 2008. D'ailleurs, ce personnage de l'éditeur qui semble indéboulonnable... est finalement remplacé par la hiérarchie (départ à la retraite, sybillin ?) à la fin du bouquin, par un nouveau, un peu plus jeune, "qui n'y connaît vraiment rien en bd", mais qui est prêt à mettre en avant les nouveaux styles. Ce changement est parfaitement ambigüe et paradoxal, je trouve : d'un côté il y a l'aspect "positif", changements des mentalités etc. , d'un autre côté il y a la manière de faire, très "dictature" (changements d'affectations brutaux), la réaction du jeune héros etc. Ca donne un étrange goût, comme un mélange d'espoir et d'identique continuité avec avant, surtout comme si le héros n'avait aucune prise sur ce réel, encore décidé par les hautes instances de l'état. Je trouve que ça fait très Brazil ou meilleur des mondes.

Sur cet étrange mélange amer espoir-destin inévitable, il y a aussi la fin, assez extraordinaire dans sa folie et son ambition, comme un rêve : le héros dessine comme un fou sur les murs entourant le 4ème périphérique de Pékin, toute une bd (il y a des images de Orange, ce qui montre la cf directe à l'autobiographie), et les passants s'arrêtent pour regarder, et la circulation est stoppée, et les gens, onririquement, sont convaincus, ébahis, par l'art, libéré des contraintes, qui s'exprime à l'air libre, par une idée de l'art belle, mais je pense fausse : celui d'un art qui parle de lui-même, qui s'impose de lui-même. L'auteur n'en est pas dupe, le héros fuit les interviews des journalistes et une des réparties finales de la scène est la platitude des policiers qui interviennent en courant : "c'est interdit de taguer n'importe où, tu le savais pas ?".

Avant ce final, l'interrogation sur la nature de l'art (ici la bd) est au coeur de toute une séquence du manhua, l'auteur souligne et met en avant l'aspect "menteur", comme les menteurs de Platon (dans la République, pas d'artistes car ils créent une "réalité" qui est par essence même, fausse et factice). Cet aspect est à la fois critiqué et subrepticement mis en avant, on peut peut-être parler d'une fascination pour "l'artiste" : à la fois "odieux", hypocrite, lâche, se croyant supérieur, mettant en scène des histoires qu'il sait parfaitement à l'opposé de la réalité, de ses convictions même, mais aussi créateur, porteur de rêve, tout une symbolique que la jeune fille incarne et revendique "planer, voler, à l'intérieur des mondes de la bd, éprouver intiment cette sensation de planer, et comme un morceau de sucre... se dissoudre dans le café que tu as toi-même préparé". Le jeu de tension entre ces pôles, tous un peu menteur, tous un peu francs, est vraiment bien vu, je trouve.







A côté de tout cela, il y a aussi un thème que l'on retrouve dans Orange : relations dans un couple, comment elles peuvent servir de détonnateur pour l'un des protagonistes pour prendre en compte son "égoisme", sa vanité du moins. Et la fragilité de la jeunesse, assemblage de la combinaison précédente "espoir-désespoir". Ce sentiment de "planer" (voir au-dessus), de s'envoler, comme un fétu de paille au vent, cette idée d'apesanteur, de chute, que l'on retrouve tout à fait dans Orange avec le suicide de Dashu de l'immeuble et cette longue descente jusqu'au sol. Pointant un "malaise", un spleen de la jeunesse, qui semble trouver un écho dans celle chinoise compte tenu du succès de l'auteur. Et une manière de dessiner les jeunes, garçons et (surtout) jeunes filles, comme perçant ou superposant leurs couches contradictoires de mal-être, de joie et espoir, de flottements et de vide. Il y a un véritable sens du portrait de la jeunesse, comme on peut le retrouver dans les illustrations complémentaires proposées (une quinzaine ?) dont je tire quelques exemples de cette fin de post, regards perdus, yeux dans lesquels d'autres horizons s'ouvrent etc.








Par Paul B.
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Dimanche 8 juin 2008


On poursuit dans l'univers du manhua : après Orange de Benjamin, on aborde un univers très différent avec les 3 tomes de My street du chinois Nie Jun qui sont actuellement disponibles aux éditions Xiao Pan sur les  5 prévus. Une bd en petit format très foisonnante se révelant à chaque lecture de plus en plus riche. Difficile de résumer l'histoire qui paraît au premier abord moins importante que les nombreux personnages, complexes et fouillés, qu'elle met en avant : il y est bien question d'un pays étrange, de noms réels (Dublin), d'une guerre, et surtout d'un syndrome "d'api-dispersivité", maladie redoutable qui vous transforme en essaim d'abeilles. Ce qui retient dans un premier temps l'attention c'est le graphisme, la ligne blanche et noir, claire et fluide, qui saisit les personnages dans leurs dimensions multiples et dessine des arrières-plan fouillés : étrange ville urbaine au croisement entre ville réelle et souvenir de vieilles métropoles occidentales. Précision et certaine mélancolie du trait.

Puis, on est relativement marqué par le caractère très subversif de l'oeuvre qui n'a, d'ailleurs, pas apparemment été publiée en Chine. Subversif ? Sous la ligne, oh que oui ! Dans l'univers de My street, l'Etat ne semble pas exister, et pourtant il est bien là et les seuls représentants qu'on voit de lui sont les agents de police qui se mettent en travers du chemin des héros. Il y a eu une guerre que l'on pressent avoir été terrible et qui laisse sur le carreau des milliers d'enfants orphelins qui deviennent des jeunes désoeuvrés, oubliés, dangereux, aux prises avec les clans de la mafia, sans que personne ne les aide. La ville semble menaçante et chaque citoyen bourreau passif (en témoigne celui qui n'aide pas, avec indifférence, un des personnages en difficulté), la seule zone de "sécurité", c'est une "tanière", le repaire d'une vieille folle aux abeilles en plein milieu d'un terrain vague, en marge de tout. Et comme le dit la jaquette "jeunesse rime avec tristesse" : la jeunesse des personnages semble comme une des maladies les plus graves et leurs destins sont chaotiques, obligés de se débrouiller, avec courage et volonté, seuls. Et il y a aussi ces étranges "assurances" qui comptent s'enrichir sur les orphelins de la guerre, au point que les jeunes héros finissent par vouloir monter eux-même leurs propres companies d'assurance. Et enfin ce fameux syndrôme d'api-dispersivité, comme une métaphore lointaine d'un malaise réel. On attend de voir la suite et fin pour voir où tout cela va nous mener :).

























Sinon, quelques nouveaux liens :
*le
pot à l'eau de Gabriel (qui va collaborer avec nancy Pena)

*Archibald et le collectif Cabot Comics
*la poésie de Domitille Collardey

*le blog de Clément Oubrerie, dessinateur d'Aya.

Par Paul B.
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Mardi 3 juin 2008



Orange est la première oeuvre de Benjamin (Zhang Bin ou Lin ?), auteur chinois né au début des années 70, que j'ai pu lire, mais on peut aussi se procurer en france Remember et un artbook Flash, en attendant certainement d'autres publications puisque certaines bds n'ont encore été publié qu'en Chine. L'auteur travaille aussi dans l'illustration (affiche de films, jeux vidéos) et a publié des romans, il connaît un certain succès en Chine et Xiao Pan, spécialiste de la bd chinoise, qui nous permet bcp de découvertes (blog des éditions), le plébiscite et le met en avant dans son catalogue. On va tout de suite écarter un certain battage médiatique ou de louanges autour du personnage : c'est un peu marrant ou crispant, c'est au choix, de lire sur le site de Xiao Pan ou sur la jaquette de la bd "le formidable, génial, talentueux" etc; benjamin; répété trois fois par ligne (j'exagère un peu, bien sûr, mais c'est pas très loin !). Voilà, la vague de louanges, sans analyses, passée , on se plonge dans la lecture de la petite centaine de pages d'Orange en format moyen.




Et on est quand même au final vraiment convaincu, je dois le dire. Déjà, je vous laisse regarder les illustrations de ce post pour comprendre immédiatement le sens de la couleur inné de l'auteur : j'ai assez rarement vu cela ! l'album est plutôt globalement sous-tendu par toute une nuance de bleu (pâle, flashie, sombre, pastel), entrecoupé de rouges, blancs, jeux d'ombres. Enrichi par un sens de la composition proche des peintres occidentaux d'autrefois (et cela se remarque aussi dans une de ses affiches avec des chevaux -chefs d'oeuvre de construction de mouvements) : cadrage et pose des personnages maîtrisés. Il y a aussi tout un jeu sur le traitement des visages des deux protagonistes, tantôt décris dans leurs détails, ou laissés dans un grand flou, une auréole de couleurs, qui permet au lecteur d'entrer plus ou moins dans la conscience et les sentiments des héros. Chaque case est un tableau, un peu à la manière de Bilal dans un autre domaine. Une seule remarque graphique peut être formulée, intrinsèque à la publication française : le passage à l'alphabet occidental, ces lettres fines qui viennent se perdre dans des océans de couleurs ; on imagine, sans doute, que les caractères chinois doivent avoir une force graphique beaucoup plus forte et cohérente avec l'ensemble d'une case (au passage certains agencement des textes français nous laisse parfois nous demander qui parle exactement). Et là où un certain miracle s'opère, un peu aussi comme chez Bilal, voire plus, c'est la fonte, très rare, de tous ces tableaux juxtaposés en une véritable continuité : beaucoup d'artistes échouent à rendre cohérent leurs illustrations, toutes réussies une à une cependant ; ici, belle orchestration, on entre dans l'album dès la première page pour en ressortir sur le mot "fin", comme d'un tunnel.

Ce phénomène d'unité est renforcé par une histoire maîtrisée, simple, sans suspens, forte, très forte, sans vouloir s'imposer. C'est avant tout le portrait, complet et fin, d'Orange, jeune fille perdue, égoïste, adolescente encore, portrait sans concession, qui offre en filigrane une réflexion sur l'adolescence et ses caractéristiques, et au-delà sur les tensions et mélancolies de la jeunesse. Cette description trouve son écho dans Dashu qu'elle rencontre, mais on aura quant à lui affaire à un portrait tout en creux et ombres, nuances, pleins d'ellipses, de quelques indices, graphiques, quelques paroles de sa part, à peine. Avec au final un message clair, qui vient achever de détruire toutes les petites illusions de l'adolescence, pour offrir des perspectives d'espoir (enfin, je trouve !). Je me rend compte aussi en y repensant, que cette bd est aussi une oeuvre très sonore, ce qui est aussi assez rare en bd, et souvent la preuve de grande réussite (seul
Lily Love Peacock de fred Bernard l'est autant) : train qui passe, froissement de tôles métalliques, buildings qui s'écroulent, souffles et soupirs des persos, sons entêtants de la rue et des karaokés, vent sur les terrasses, les sons y sont volontiers violents, métalliques, brutaux, brossant en filigrane une tension perpétuelle de la ville.

Bonne lecture !  














illustration donnée dans le cahier supplémentaire à la fin de l'album, difficile de choisir parmi les nombreuses illustrations bonus fournies. 

pour en savoir plus :

le blog de l'auteur (en chinois, je ne comprends rien bien sûr et ne trouve pas de pages en anglais ?)
le site promotionel de Flash, son art book

j'actualise du coup ma liste de bd coup de coeur présentée en page.

Par Paul B.
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Mercredi 28 mai 2008



La rêveuse est un manhua (une manhua ?), enfin bref, un manga chinois, on va le dire comme ça, s'étalant sur de nombreux tomes, et qui met en scène les péripéties (nombreuses), d'une jeune fille qui rêve éveillée ou endormie (on finit par ne plus savoir :D), et son existence dans une petite ville côtière sur la mer de Chine. Dans ces deux premiers tomes, il y a bien une vague histoire de magie, de station orbitale qui tombe sur terre, de rencontres, mais c'est fort vague, et en train de se mettre en place. Mais, il y a quelque chose, un sentiment, une ambiance, plaisante et intéressante dans ce manhua, volontiers confu comme le sont parfois les productions industrielles asiatiques ; j'ai d'abord été accroché par quelques destins, le style qui prend forme, des illustrations comme ci-dessus, les intercalaires de chapitre, le lapin et le chien-noir que je trouve vraiment trippants niveau graphique (je ne vous sens pas convaincu, mais bon ! :D), les autres persos qu'elle rencontre, attachants, le décor de la petite ville, rues, maisons et soleil. Un je ne sais quoi qui traîne. Je vais donc me pencher sur les autres tomes, on verra bien si cette impression se confirme ou si elle était optimiste. D'ailleurs, la série a eu un immense succès en Chine et a été adaptée en dessin-animé ce qui, d'après les jaquettes de l'éditeur français, était exceptionnel.

L'occasion aussi de parler un peu de bd chinoise, qui renferme, apparemment, un potentiel énorme de découvertes et de talents. On commence à le découvrir grâce aux éditions
XiaoPan avec des techniques de graphisme utilisant un traitement informatique particulier. Vivement que l'on puisse faire d'autres découvertes ! Le seul problème concernant les bds du monde asiatique, chinoise, ou coréenne, c'est de percevoir, et apprécier, le sens de l'humour déployé, qui fait souvent références à des coutumes et traditions inconnues, et qui est, je trouve, un peu déroutant au premier abord, assez différent du "comique standardisé américano-européen". Mais ce sont ces petites bizarreries que l'on découvre, encore ignorant, qui donnent tant de charmes,et d'intérêts, à la découverte des cultures lointaines.








Par Paul B.
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