classiques

Dimanche 12 juillet 2009
Garulfo  - Alain Ayroles (scénario), Bruno Maïorana (dessin),  Thierry Leprévot (couleurs), 1995-2002 - est une série en six tomes s'installant à la croisée du conte philosophique et du récit merveilleux dans un univers somme toute volontairement classique (châteaux, princes et princesses, dragons, sorcière et ogres), mais dans lequel est souligné les serfs, gibets, et autres arrière-plans sordides et tragiques. Nous avons donc affaire, dans un premier temps, à une grenouille (garulfo) qui se transforme en prince, découvre les joyeusetés du monde des hommes qu'elle avait un peu idéalisé ; après ce truculent premier cycle en deux tomes qui alternent comédie et tragédie ; les auteurs ont pu poursuivre leur histoire en introduisant le prince Romuald, odieux et insupportable , qui possède un don attribué par une fée "bienfaisante" : celui du respect des autres, qu'il apprendra à ses dépens. En effet, voilà Romuald spontannément transformé en grenouille, en même temps que Garulfo devient le prince. Voyage iniatique pour les deux compères et recherche de princesse à embrasser en perspective pour rétablir le cours normale des choses.

1. de mares en château (1995)
2. de mal en pis (1996)
3. le Prince aux deux visages (1997)
4. l'orgre aux yeux de cristal (1998)
5. Preux et prouesses (2000)
6. la Belle et les bêtes (2002)

La grande caractéristique de la série est la justesse et la cohérence de sa tonalité particulière, à laquelle concours tous les éléments (scénaristiques et graphiques) : un décor comique posé sur une trame tragique, ou vice versa tant les deux ressorts sont profondément entremêlés. A aucun moment, le rire ne l'emporte sur les élements plus "sombres", au contraire, il est là pour enrober l'amertume, faire passer les messages. On pourrait faire un parallèle (un peu osé, mais pas si exagéré) avec Candide de Voltaire, le fameux conte philosophique où se juxtaposent véritables tragédies (extermination et guerres, esclavage, obscurantisme, drames), le tout dans une forme profondément comique. Voltaire lui-même employait la métaphore du bonbon, du médicament, pour expliciter la manière de transmettre ses thèses. Ici, les premières pages du tome 1 donne le ton Fulbert le canard, ami de Garulfo la grenouille, dévore des tétards (son aliment naturel) provoquant l'ire de ce dernier ("Bête immonde, dévoreur d'enfants !"). La mine furieuse de la grenouille fait hurler de rire, mais les faits sont là : il y a eu des "morts". Plus loin, l'échelle sociale apparaît dans sa cruauté (mise en parallèle avec la chaîne alimentaire), impôts arbitraires, justice expéditive (gibet!), Fulbert en plat principal servi à Garulfo devenu Prince, expérimentations scientifiques sur grenouille par savant imbécile (Bombastus avant l'heure, cf de capes et de crocs), appât du gain, sorcière au bûcher, fille de pendu, prince insupportable etc. Tragédie frôlée mais esquivée (un non-happy-end devait être au menu). Autant d'éléments qui seront repris, dans une autre mesure, dans de capes et de crocs (je pense à la fin du tome 8).

Soyons réaliste, Garulfo ne vise absolument pas le souffle de Candide, ni sa portée "philosophique". Mais, il y a message, clair et bien mis en forme, humaniste. Un message très "Des Lumières" d'ailleurs, du Voltaire modéré  peut-être ; que l'on peut résumer par le "don" de la sorcière à Romuald (tome 3) : "le don de respecter ton prochain [...]" "c'est un don ? (le roi) non, sire, c'est une prophétie, c'est même limite malédiction (la cour)". Par les temps qui courent... toujours bon à rappeler, toujours d'actualité :).
La société décrite, sous ses atours de conte de fée (châteaux, princesses et consorts), se révèle être une chaîne alimentaire géante, un jeu de proies et de chasseurs, où les puissants balayent les pauvres : roi "idiot", politique tout sauf éclairée, paysans affamés ; dans laquelle contraste l'innocence de garulfo (dans les deux premiers tomes).

1. de mares en château (1995)












2. de mal en pis (1996)









3. le Prince aux deux visages (1997)


















4. l'orgre aux yeux de cristal (1998)























5. Preux et prouesses (2000)







6. la Belle et les bêtes (2002)









Pour aller vers d'autres horizons :

Alain Ayroles au scénario et Masbou au dessin dans l'excellentissime "De capes et de crocs"
Par Paul B.
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Samedi 25 avril 2009

Valérian et Laureline, anciennement Valérian, agent spatiol-temporel est une des grandes séries françaises, publiée à partir de 1970 en France et dont  le dernier album est sorti en 2007. Grande série par son longévité et sa cohérence-évolution : les personnages ont su s'adapter aux années 70, 80, 90 et 2000 tout en gardant leurs essences propres. La série se base sur un couple, ce qui lui a toujours donné un dynamisme dont les auteurs ont su tirer parti. Les histoires se jouent dans l'espace-temps (voyage dans l'espace, voyage dans le temps).

Une des grandes originalités de l'oeuvre de Mézières et Christin, c'est d'avoir su tirer parti d'un simple problème scénaristique : les premiers tomes (début des années 70) évoquent une apocalypse nucléaire programmée pour 1986 (était-ce pour le 26 avril 2986 -Tchernobyl- ?!), suite à laquelle l'humanité se serait reconstruite dans une étrange civilisation technocrate, Galaxity, où une escouade d'agent spatio-temporel s'assurerait de veiller à corriger les problèmes de l'espace-temps, veillant sur une "masse de moutons rêveurs" (cf le tome 0 les Mauvais rêves" ) : les citoyens de cette utopie quasi oppressante, restant oisifis et plongés dans des machines à rêves. Le futur des années 70 ? le mariage explosif entre courant hippy et technocratie ?  Les albums prennent d'ailleurs très vite le parti de fuir cette société, et mis à part quelques pages du tome 0, et les introductions / fins des albums suivants, l'espace étrange et folklorique sera le terrain de jeux de nos héros.


Seul hic, voici nos comparses, et le succès de la série, qui les propulsent peu à peu vers la date fatidique de 1986. La solution, drastique, et, à mon avis, à haute portée symbolique, je dirais même "jamais tentée avant", est simple : dynamiter le futur, dynamiter l'existence même des personnages : à partir de "Métro Châtelet Direction Cassiopée"  (1980) jusqu'aux "Foudres d'Hypsis" (1985), soit à mi-série par rapport à aujourd'hui, valérian et laureline empêchent "l'apocalypse", place l'univers sur une autre spire temporelle (dirais Yoko Tsuno...), et annhilie du coup leur propre futur (ou leur vrai présent c'est à voir...) : galaxity disparaît et l'existence de Valérian perd son sens (puisqu'il n'est plus né...), mais pas celle de Laureline, qui vient en fait du passé (le moyen-âge). OULA c'est compliqué ! Certes mais ce n'est pas fini...

Le futur a disparu. Et ce n'est pas simplement une pirouette scénaristique comme certain pourrait le penser, à mon avis c'est plus profond : cela correspond à la vraie "mort du futur" (no future) qui s'amorce dès les années 80 : le genre de la science-fiction décline (littéraire, cinématographique), à la place des mirages technologiques censés nous placer dans le bonheur automatisé, rêve ultime, voici la pollution, les crises, le progrès qui secrète son propre poison, et même beaucoup plus profond, l'absence collective d'espoir, d'espérances, en l'avenir. Qui aujourd'hui pense l'avenir ?Où est l'utopie ? l'utopie devient rétro-utopie : la science fiction se tourne vers le passé, les décors de Gattaca (film d'andrew niccols) renvoie aux années 60, ceux de Brazil  de Gilliam aux années 30  Dans les autres cas, l'utopie ressemble à un vieux rêve remâché, la maison domotique, c'est la maison Monsanto de Disney (1957) ; les rêves écologiques de Masdar ou consort, on a pensé beaucoup plus audacieux autour de Maymont, Yona Friedman, archigram ou les métabolistes japonais dans les années 60..

Galaxity n'avait déjà plus de sens en 1980, et boum, no future. Voici nos héros, de brillants agents d'une puissance technocratique, au stand de clodos intersidéraux : sans argent pour le vaisseau (!!!), sans passé ni avenirs, où même les mémoires électroniques des vaisseaux peinent à parler de Galaxity, et surtout sans buts et sans directions ultimes, contraints à survivre au jour le jour dans un monde cruel. Un peu comme chaque citoyens d'aujourd'hui ! Enfin sans buts, c'est un peu faux, Valérian se met en marche vers son paradis perdu, qui n'en était pourtant pas un, belle trame dramatique ! que va t'il trouver au bout de sa quête ? A t'elle bien un vrai sens ? peut-on retrouver aujourd'hui le futur ?

0. Les Mauvais Rêves (1968 - édition en 2000)
1. La Cité des Eaux Mouvantes (1970)
2. L'empire des Mille Planètes (1971)
3. Le Pays sans Etoiles  (1972)
4. Bienvenue sur Alfolol (1972)
5. Les Oiseaux du Maître (1973)
6. L'Ambassadeur des Ombres (1975)
7. Sur les Terres Truquées (1977)
8. Les Héros de l'Equinoxe (1978)
9. Métro Châtelet Direction Cassiopée (1980)
10. Brooklyn Station Terminus Cosmos (1981)
11. Les Spectres d'Inverloch (1984)
12. Les Foudres d'Hypsis (1985)
13. Sur les Frontières (1988)
14. Les Armes vivantes (1990)
15. Les cercles du Pouvoir  (1994)
16. Les Otages de l'Ultralum (1996)
17. L'Orphelin des Astres (1998)
18. Par des Temps Incertains (2001)
19. AU Bord du Grand Rien (2004)
20. L'Ordre des Pierres (2007)
21. L'Ouvre temps (?) (2009-2010 ?)

0. Les Mauvais Rêves (1968 - édition en 2000)
1. La Cité des Eaux Mouvantes (1970)






La série reste sceptique sur ce dernier point : car vous vous demandez peut être ce qu'est devenu notre avenir dans la série, sans apocalypse ni Galaxity. Eh bien, on ne le sait pas ! Il n'y a plus d'avenir à notre civilisation : tout ce que l'on peut dire, c'est ce qu'elle n'est pas dans le nouveau présent de Valérian et Laureline : elle n'est plus à Point Central, et personne n'a jamais entendu parler des terriens. Pourquoi nos héros n'ont-ils pas la curiosité de voir un peu ce qu'est devenue à la terre ? je crois qu'un des albums répond à la question en affirmant que les coordonnées de la planète elle-même ont disparu, et qu'ainsi ils ne peuvent s'y rendre. A voir ! Cela serait en un sens encore plus angoissant : n'aurions nous pas d'avenir ? Tout ce qu'il reste, c'est notre présent à nous (les années 90 et 2000) qui deviennent des décors de la série pour Sur les frontières (1988) ou par des temps incertains (2001). Le temps n'existe plus, seul existe un présent continu (ce genre de propos porte un nom !).

Tout cela pour dire que la série porte ainsi une grande "cohérence". Tout comme elle a ainsi pu s'adapter à tout avec une certaine acuité : les premiers tomes "critiquent" l'idéologie unique de l'occident triomphant, l'ambassadeur des ombres rappelle, en 1975, l'existence du monde multipolaire et multiculturelle ; bienvenue sur Alfolol (1972) oppose hippies et techocrate dans un duel loufoque non sans ambiguïtés des deux côtés. A partir des cercles du pouvoir (1994), le lecteur est plongé dans un monde chaotique, ou le pouvoir, l'autorité, Dieu, la direction, le destin, ce que l'on veut, a disparu (au sens littéral ! puisque le Pouvoir, sur rubanis, n'est plus qu'un hologramme statique portant un virus) ; au profit du "capitalisme" sans maîtres, débarrassé de ses références américaines primaires en un certain sens, mouvant, approprié par tous, reflet profond d'un monde discordant et polyphonique. C'est l'un des points les plus intéressants de la dernière phase de la série : l'otage de l'ultralum se plonge dans ce que l'on appelerait les pays du sud autour d'une chasse au pétrole sidérale, l'ultalum l'orphelin des astres (1998) pose, d'une certaine manière, la question de la forme à donner à l'éducation dans le monde post-guerre froide ; par des temps incertains (2001)  [un grand chef d'oeuvre!] montre le triomphe du capitalisme (puisque, et cela est gros mais passe, une sorte de satan cornu devient PDG d'une multinationale, le tout dans la bonne humeur, face à la concrétisation de la trinité : Dieu le père en mafioso ; Jesus en beatnik-hippy-altermondialiste ; et le Saint Esprit, la machine de casino, le tiroir-caisse !!! Puis avec "au bord du grand rien", nous voici entraîné peu à peu dans les sous-sols et bas fonds de la civilisation, à la frontière de l'inconnu, mais je dirais, au coeur même de notre civilisation : "le GRAND RIEN". Et je n'ai pas lu le dernier !

J'entends bcp de critiques négatives sur tous les derniers tomes, elles se concentrent sur les derniers parus, voire remonte jusque les spectres d'Inverloch (1984 !). Je trouve personnellement les critiques trop vives. Et les refrains "c'était mieux avant mais je continue à lire quand même pour voir si..." sont fatiguants ! autant arrêter tout bonnement de lire ! Je tiens à rappeler que les albums de Valérian et Laureline se sont rapidement partagés en deux catégories : les "fondamentaux" et les "transitionnels" (sans mettre en avant l'un ou l'autre type comme étant le mieux !) les fondamentaux offre de sacrés histoires, et sont des chefs d'oeuvres, les transitionnels font lien, chaque catégorie s'équilibrant. Je rangerais "l'ambassadeur des ombres", "métro châtelet direction cassiopé", "brooklyn terminus cosmos", "par des temps incertains", parmi les premiers par exemple ; et plus des titres comme "l'orphelin des astres", "au bord du grand rien" dans les seconds. Mais je crois qu'il faut arrêter de s'en prendre trop violemment à des albums isolés (le format réduit des albums A4 classiques n'arrangeant rien), mais plutôt envisager le tout dans une continuité assez convaincante. Chacun son avis !

2. L'empire des Mille Planètes (1971)



Il resterait notamment à étudier le pivot dynamique de la série : le couple Valérian-Laureline ! qui est aussi une des originalités majeures de la série. Si la série était censée être originellement centrée sur Valérian, Laureline apparaît dès le tome 0 et prend, à mon avis, immédiatement un rôle central en équilibre avec son contrepoint masculin. Les auteurs ont toujours su jouer avec brio de ce duo, alors que l'on sait que dès qu'on est en présence de plus d'un personnage, il est difficile de segmenter l'action, de ne pas faire de doublons, ni deux aventures séparées. Au contraire les auteurs savent faire naître un clivage malléable entre les deux. Je ne dirais pas que l'évolution de leur couple réflète l'évolution sociétale, d'emblée ils sont dans une grande "modernité" (dont on attend toujours la réalisation réelle...) : laureline est l'un des rares personnages féminins de la bd des années 80 dans un rôle réaliste, et non une extension fantasmatique.

Par contre, on pourrait commenter l'évolution du "rôle de l'homme", avec la disparition de Galaxity, c'est simultannément le personnage masculin "omniscient et tout puissant", le "héros totalitaire" qui s'évanouit : la série met en relief ce que l'on pourrait aussi caractériser par la crise de la masculinité, étrangement lié à la crise du futur : Valérian est parfois un héros dépassé par ce qui l'entoure, mais en même trouvant ainsi une dimension nouvelle et beaucoup plus humaine : cf l'extraordinaire prestation dans "les héros de l'équinoxe" (1978) où finalement, les autres héros, déshumanisés mais plus conventionnels avec tout leur pouvoir classiques, sont confrontés à un Valérian disposant d'un peu de technologie, et confronté à beaucoup d'ennuis ! Dans le dityptique "métro... et "brooklyn terminus...", c'est à un héros comateux à qui l'on a affaire, en phasage extra-galactique et problématique avec Laureline, et qui ne comprends pas où tout cela le mène. Dans les derniers albums, on a affaire avec un héros dépassé par ce qui l'entoure, qui reste "actif dans l'action" mais handicapé sur les autres terrains, de plus, on à affaire avec un héros au potentiel dramatique, puisque unique "survivant" de Galaxity (tiens d'ailleurs, valérian, en effaçant l'apocalypse de 1986, à déplacer l'apocalypse dans le futur d'une certaine manière, en effaçant sa civilisation). Rappelons qu'à l'oppposé, Laureline semble moins concerné par cette crise identitaire, puisque venant du passé. La série me semble donc poser aussi le problème de "l'identité masculine" à réinventer. 

3. Le Pays sans Etoiles  (1972)





Quelques mots sur le graphisme, comme toute la série il a su évoluer. Les premiers tomes sont pleins de sincérité graphique qui ira s'affirmant, et les couleurs sauront toujours donner le bon ton (excellent travail de la coloriste Evelyne Tran-Lé ) que se soient les couleurs "70" des premiers tomes, à l'actuel jeu de nuances qui correpond tellement à décrire notre époque. L'apparence des héros a aussi su évoluer avec bonheur. Le trait a su faire constamment preuve d'inventivité graphique dans le domaine des bâtiments, vaisseaux, créatures.

Dans ce même ordre d'idée, on peut aussi penser à la richesse des univers déployés. Les premiers tomes pourraient être rapprochés de StarWars (regardez la tenue de laureline ci-dessous), mais il faut rappeler que l'épisode 4 ne sort qu'en 1977 ! Tout comme StarWars, les univers les plus riches renvoient au folklore de pays sur les marges, où les lois sont vagabondes (cf Tatooine), où tout est "baroque". Dans Valérian, c'est à la fois les récents décors du Grand Rien, les bas-fonds de Rubanis, l'exotisme de l'empire des milles planètes etc. Et si les cercles du pouvoir ressemblent furieusement au cinquième élément, c'est que mézières et/ou christin (je ne sais plus) ont collaboré avec luc besson et ont mis au point le fameux taxi déglingué. La série semble avoir ainsi crée son propre genre, plus inspiré et complexe que l'heroic fantasy spatial de StarWars, mêlant un brin de science-fiction (complication temporelle, technocratie), pas mal d'heroic fantasy, mais le tout coloré d'humour / de thèses plus sombres et réalistes dans les derniers tomes.

4. Bienvenue sur Alfolol (1972)





5. Les Oiseaux du Maître (1973)
6. L'Ambassadeur des Ombres (1975)










7. Sur les Terres Truquées (1977)



8. Les Héros de l'Equinoxe (1978)



9. Métro Châtelet Direction Cassiopée (1980)




10. Brooklyn Station Terminus Cosmos (1981)





11. Les Spectres d'Inverloch (1984)



12. Les Foudres d'Hypsis (1985)
13. Sur les Frontières (1988)





14. Les Armes vivantes (1990)



15. Les cercles du Pouvoir  (1994)
16. Les Otages de l'Ultralum (1996)






17. L'Orphelin des Astres (1998)



18. Par des Temps Incertains (2001)
19. AU Bord du Grand Rien (2004)




20. L'Ordre des Pierres (2007)
21. L'Ouvre temps (?) (2009-2010 ?
)
Par Paul B.
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Mercredi 19 décembre 2007

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Petite apparté vers les bulles graphiques avec Yoko Tsuno, héroïne japonaise d'une bande dessinée française de Roger Leloup née dans les années 70 dont les aventures interrogent souvent les menaces technologiques et portent un beau message humaniste que nos petits jeunes devraient lire vu la très triste crise des droits de l'homme et de la démocratie que nous traversons.

A ma connaissance, Yoko Tsuno ne revient au japon que dans l'album "La fille du vent" publié en 1979. Quand il s'agit du retour au pays natal, notre héroïne préférée ne la joue pas conventionnelle : elle arrive en plein nuit en parachute, donnant lieu à cette séquence nocturne mémorable dont je tire quelques vignettes. Les spécialistes bds apprendront que sa maison familiale semble être à l'extrême sud de Kyushu, l'île la plus méridionale du pays.
 


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Mais, ce n'est pas par pur plaisir aérien qu'elle emprunte cette voie, bien qu'il soit notoire qu'elle soit aussi pilote de toute sortes de véhicules volants, la voici revenue pour remettre de l'ordre dans les affaire de son père, qui a force de trop jouer avec le vent, a fini par mettre au point "des bombes qui forment des typhons" que l'état japonais et certains militaires sont bien tentés de rajouter à leur panoplie de défense. Sitôt sur la terre ferme, elle est ensuite amenée à se rendre exclusivement sur le terrain liquide ou aérien, entrant dans une base logée dans un ancien navire de la seconde guerre mondiale (le "yamato" : création de Leloup ou se rapprochant d'une vérité historique ?), et n'hésitant pas à piloter un avion qui a la délicate mission d'enrayer avec ses armes (et quelles armes...) un typhon "artificiel" qui se rapproche rapidement du kyushu. 

Les puristes remarqueront que ce n'est pas la seule fois où Yoko rencontrera dans ses albums des objets, lieux de la seconde guerre mondiale : dans la "spirale du temps", l'aventure se déroule dans une ancienne base militaire japonaise en Indonésie (du moins, un pays pas loin) et dans le "canon de kra", elle à affaire à un ancien soldat de cette guerre devenu terroriste qui a fondé sa richesse sur la vente d'un dépôt intact d'armes japonaises et s'apprête à utiliser un ancien canon japonais pour forcer au chantage un petit état du sud-est de l'asie.



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Rassurez-vous, au prix d'un sacrifice douloureux et émouvant, les vies humaines seront sauvées, et Yoko peut se reposer quelques instants dans la maison familiale où elle mesure la distance qui sépare les lieux de l'enfance et la réalité de la maturité. Avant de repartir dans les étoiles...


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Par Paul B.
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Dimanche 18 novembre 2007

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Je rédécouvre avec plaisir ce grand classique et son personnage charismatique !!!

Les meilleurs : 
- la frontière de la vie
- la proie et l'ombre
- la spirale du temps
- le dragon de hong kong
- l'or du rhin
- etc etc etc :D

le site officiel
http://www.yokotsuno.com/fr/accueil.html
http://yoko.tsuno.free.fr/
http://www.yokotsuno.be/
deux autres très bons sites

 j'ai lu la suite de algernon Woodcock, sept coeurs d'Arran, et c'est le meilleur de tous !

le cape et de crocs 7 est sorti, et paul pope a publié un Batman exceptionnel paraît-il, tous les Boondocks sont géniaux et une liste très pertinente des meilleures bds est disponible sur ce
site.

Par Paul B.
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