monde américain

Dimanche 8 novembre 2009

V pour Vendetta... CULTE. voilà rien à dire de plus :) La troisième guerre mondiale a eu lieu dans les années 80-90, plus d'Afrique, plus d'Europe, plus d'Etats-Unis. Dans une angleterre en lambeau, les individus, incapables de se réorganiser, laisse le champ à des groupuscules nationalistes qui finissent par s'agglomérer et prendre la tête du pays. Ils décident d'éliminer tout ceux qui ne sont pas "blancs", mais aussi les homosexuels, les "gauchistes" etc. Quelques années plus tard, l'ordre est rétabli dans une Angleterre sous la direction d'un Commandeur, aidé par un ordinateur le Destin, et des services de la Main (sécurité), l'oreille (écoutes téléphonique), l'oeil (vidéosurveillance), le nez (enquêtes), la Voix (l'outil de propagande). Mais un terroriste, déguisé en Guy Fawkes (cf la conspiration des poudres en Angleterre) a décidé que l'anarchie était bien meilleure déesse à vénérer...

Culte pourquoi ? la encore la réponse est multiforme : pour le scénario inconstestablement, véritable appel à la désobéissance (d'une certaine manière) puisque l'angleterre dictatoriale décrite ressemble furieusement à ce qu'aurait pu être le monde selon Thatcher, et que finalement, elle n'est encore pas si éloignée de notre monde actuel. Moore se lance dans une étude de la dictature, mais en dessous de la "loi", de la règle et norme et de leurs conséquences, et en parallèle de la déviance, de la non conformité, des "rebelles" puisque V impose ses propres règles. V a décidé d'éradiquer la dictature, mais en quel nom ? de la liberté et de la démocratie pour tous, ou seulement en son nom propre ? qu'a t'il derrière la tête quand il lance son entreprise dans une société atone ou quasiment personne ne se réveillent.

Culte aussi pour la personnalité et le personnage de V, dont on ne connaîtra ni le nom, ni le visage, car V est une abstraction fascinante, inhumain d'abord : meurtrier, terroriste, poseur d'explosif, tortionnaire, il va bien plus loin que les pires méthodes de la dictature qu'il combat ; mais le tout est accompagné de musique classique, de vers de shakespeare, d'un sens terrible de la mise en scène. Il ne faut pas oublier le graphisme de Lloyd, tout en aplat, avec une palette de couleurs très adapatée, un trait qui rend le visage de V si vivant et étrangement expressif.








Par Paul B.
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Dimanche 8 novembre 2009

On quitte New York (il vaut mieux de toute manière) pour l'Antarctique, ses chats sauvages, ses palmiers gelés. La fin du monde approche.

Une minute avant minuit sur l'horloge de l'apocalypse nucléaire

séquences importantes
- le parcours iniatique de Veidt autour de la quête d'alexandre le grand
- la disparition du vivarium, écho de l'apocalypse
- la confrontation finale en parallèle aux derniers instants de la moitié de la population de New York
- la mort de 3 millions d'habitants donc, en 6 pages qui sont, pour moi, à classer parmi les chefs d'oeuvre absolue de la bd qui se concluent sur le "minuit" du Dr Manhattan.
- comment Veidt arrête une balle en une case à la fois ultra statique et ultra dynamique
- Rorshach qui termine en tâche rouge sur banquise blanche
- le Happy End qui ressemble à tout sauf à un Happy End










Par Paul B.
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Dimanche 8 novembre 2009

séquences importantes :
- les deux faces du Hibou II : transfiguré par son costume, laissant la timidité et la réserve au placard pour apparaître ferme et décidé ; le rêve de Dan sur fond d'apocalypse nucléaire
- la séquence hilarante de "sauvetage" dans un immeuble en flamme (comme ca pour s'amuser...) ; les passagers à bord, ils auront le droit à de la chouette musique et du café ! ou comment tourner en dérision toutes les aventures "supermanesque" (dont d'une certaine manière Dan est l'echo avec ses petites lunettes). Cette séquence se conclut dans un ciel embrasé (mais par quoi ? :))
- la "libération" de Rorschach sur fond de fête d'haloween, où comment il met à feu et à sang le pénitencier en commançant par ébouillanter le visage d'un prisonnier avec de l'huile brûlante. Car comme dit Rorschach, ce n'est pas lui qui est prisonnier avec eux les détenus de la pègre, mais le contraire...et comment tout ça se finit par une histoire de toilettes, là encore scène cultissime.

Six minutes avant minuit sur l'horloge de l'apolcalypse nucléaire...





Par Paul B.
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Dimanche 8 novembre 2009
séquences intéressantes :
- celle centrée sur la perception du monde extérieur par Rorschach (tout est vu avec ses yeux), personne ne le reconnait, puisque son "vrai visage" est d'une certaine manière son masque, même pas Laurie et Dan.
- la composition magnifique de la tentative d'assassinat de Veidt  sur une double page
- la capture de Rorschach, son "démasquement" (si vous me permettez le terme)
- les visites du psychologue avec Rorschach où jolis papillons et tête de chien fendue en deux se confondent, développement d'une réflexion sur la violence et la souffrance à travers l'histoire de Rorschach, dont le point culminant est l'historie de l'enlèvement de la petite fille

Huit minutes avant minuit sur l'horloge de l'apocalypse nucléaire...





Par Paul B.
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Dimanche 8 novembre 2009

Un comic bien sympathique et qui sort de l'ordinaire, ce n'est (malheureusement) pas si courant que ça (et traduit en france en plus). Les maîtres de l'évasion raconte le destin d'une bande d'amis qui décide de faire revivre un ancien comic (the escapist), qui se trouve confronté à une vilaine maison d'édition. Le comic aborde donc le milieu de la bd,  les fans, l'hommage aux années 30-40, et plus généralement un hymne à la bd. Plusieurs partis pris auraient pu être casse-gueule : le scénario, car la grosse maison d'édition de comics dans le rôle du vilain, ca pourrait manquer de finesse ; le parti graphique puisqu'il y a alternance entre dessins de la réalité (au-dessus : couleurs tendres, traits particuliers), et dessin du comic publié par nos trois compères : réalisme, couleur sombre, aplats d'encre.

Mais il y a une petite alchimie qui s'opère : beaucoup d'habilité dans le scénario qui fait se croiser ce qui se passe dans le comic et dans la réalité : par exemple, pour se faire un coup de pub, un des protagonistes se déguise en "maître de l'évasion" mais cela va lui retomber lourdement dessus (à idée "moralement stupide" retour dangereux...).  Les traits de caractères sont bien mis en place, le tout ne manque pas d'humour, ni d'une certaien gravité latente. L'happy end n'est pas au rdv mais l'espoir reste présent (joli planche finale). Les deux aspects graphiques, mystérieusement, se complémentent très bien! Les dessins de la partie "comic" sont d'ailleurs à couper le souffle.

Une oeuvre qui se révèle finalement être d'une beaucoup plus grande finesse qu'on ne l'aurait cru en feuilletant rapidement. Car le scénariste dessine subtilement et en arrière-plan une réflexion sur la bande dessinée américaine. La bd est librement inspiré du roman de Michael Chabon : "les extraordinaires aventures des Kavalier & Clay" (pulitzer 2001).

à lire : une chronique très bien sur bdgest
à voir : blog et site de Jason Shawn Alexander (resp. de la partie "comic dans le comic"
pour aller plus loin : Hicksvill ou De mal en Pis (alex robinson) abordent aussi l'univers des comics via les coulisses.











Par Paul B.
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