Celle que je voudrais être - Vanyda (2009)

Publié le par Paul B.

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Deuxième tome des aventures de Valentine, après "celle que je suis pas" qui après avoir quitté le collège, arrive donc au lycée où elle continue sa construction adolescente en dégageant peu à peu sa personnalité. Comme je ne suis pas du tout le coeur de cible visé par la politique éditorialiste (en gros les jeunes filles adolescentes et collégiennes, puisque ma petite cousine lit cet album), j'ai d'abord été un peu destabilisé et peu concerné par les événements. J'ai lu cet album pour continuer à m'intéresser à l'oeuvre de Vanyda, dont je continue de penser qu'avec l'immeuble d'en face 1, elle avait fait une entrée fracassante dans le monde de la bd, mais pour tout dire, sur "celle que je ne suis pas", je ne sais pas trop me prononcer. J'y ai retrouvé pleinement le monde du lycée que j'avais connu. Là encore, mais je n'y attarderais pas cette fois, si je retrouve bien le monde du lycée telle que je l'ai connu, je suis dubitatif sur le fait que se soit encore le monde du lycée d'aujourd'hui... mais bon admettons. Toute la galerie de personnages correspond grosso modo aux profils qu'on rencontrait alors (même si d'un côté cela peut aussi faire cliché -la fan hystérique de manga, la fille cool qui parle à tout le monde, le boutonneux débile etc-, mais je ne peux en vouloir à l'auteur car mes souvenirs correspondent bien à ce qui est décrit). Certains situations me paraissent un peu étranges, entre violence et maladresse, mais là encore, c'est ce genre de situation que j'ai vécu (ah, ma petite expérience!). Le personnage de Valentine me paraît d'une froideur et d'un égoïsme terrible, mais je ne parviens pas à savoir d'où cela vient. Quant au dessin, on retrouve la patte de Vanyda (costumes, détails, insertions d'affiches de films etc), mais on a l'impression, sans savoir aussi d'où cela vient, que le dessin est quasi "automatique, machiniste". Tout ca pour dire que tous ces éléments ne me permettent absolument pas de conclure quant à l'album... je doute...  :)

Par contre, ce qui détonne, c'est que deux moments dans l'histoire sont des purs chef-d'oeuvres de construction narrative et de cadrage, bam d'un coup on change complètement de registre et on passe d'une bd sur laquelle je n'arrive pas à me décider, à deux épisodes que je trouve géniaux : l'errance dans la braderie, et la scène finale de la fête. Deux passages où émergent la figure du père de Valentine, qui semble avoir de l'importance, car tout au long des deux premiers albums, on ne le voit pas, et on ne comprend pas si les parents sont divorcés ou si le père est décédé. Ces évocations subtiles de la figure paternelle chez une adolescente sont particulièrement bien rendus. Reste à savoir si ces deux épisodes sont les deux histoires courtes que Vanyda avait conçu bien avant "celle que je ne suis pas" et qu'elle nous propose de chercher en début d'albums. Rien pour ces deux passages, la bd vaut le coup d'être lue.

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Publié dans monde européen

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